welcome! ici,vous trouverez un concentré de nos d'épreuves .
SOMMAIRE
I- COMPOSITION DES ÉPREUVES DE LANGUE ASSORTIES DES PROPOSITIONS DE CORRECTION ……………… 1
I.1- Épreuve de langue I …………………………………………………………………………………………………………………………….. 1
I.2- Épreuve de langue II ……………………………………………………………………………………………………………………………. 4
I.3- Épreuve de langue III …………………………………………………………………………………………………………………………… 6
I.4- Épreuve de langue IV …………………………………………………………………………………………………………………………… 8
I.5- Épreuve de langue V ……………………………………………………………………………………………………………………………11
II- RECUEIL DE 20 TEXTES DE TYPES DIFFÉRENTS ……………………………………………………………………………….… 13
II.1- Les textes poétiques …………………………………………………………………………………………………………………….…… 13
II.2- Les textes narratifs …………………………………………………………………………………………………………………………... 14
II.3- Les textes théâtraux ……………………………………………………………………………………………………………………….... 15
II.4- Les textes injonctifs ………………………………………………………………………………………………………………………..… 16
II.5- Les textes explicatif ………………………………………………………………………………………………………………………….. 17
II.6- Les textes descriptifs ………………………………………………………………………………………………………………………… 18
II. 7– Les testes argumentatifs …………………………………………………………………………………………………………………. 19
ÉPREUVE DE LANGUE I
OSIRIS OU LA FUITE EN ÉGYPTE
C’est la guerre c’est l’été
Déjà l’été encore la guerre
Et la ville isolée désolée
Sourit sourit encore
De son doux regard d’été
Sourit doucement à ceux qui s’aiment
C’est la guerre et c’est l’été
Un homme avec une femme
Marchent dans un musée
Leurs pas sont seuls pas dans ce musée désert
Ce musée c’est Louvres
Cette ville c’est Paris
Et la fraicheur du monde
Est là tout endormie
Un gardien se réveille en entendant les pas
Appuie sur un bouton et retombe dans son rêve
Cependant qu’apparaît dans la niche de pierre
La merveille de l’Égypte debout dans sa lumière
La statue d’Osiris vivante dans les bois mort
Vivante à faire mourir une nouvelle fois de plus
Toutes les idoles mortes des églises de Paris
Et les amants s’embrassent
Osiris les marie
Et puis rentre dans l’ombre
De sa vivante nuit.
Jacques Prévert, Paroles.
Communication
1) a- En vous servant du texte et du paratexte, identifiez le destinateur et le destinataire de ce texte.
b- Leur présence est-elle manifeste ? Justifiez votre réponse.
2) Quel est le principal référent du texte ?
Morphosyntaxe
1) donnez la nature de un et une dans le texte et justifiez leur emploi.
2) Quel temps verbal domine dan le texte ? précisez sa valeur d’emploi.
Sémantique
1) Reconstituez dans le texte :
a- Le champ lexical de la guerre.
b- Le champ lexical du bonheur.
Que traduit l’association de ces deux champs lexicaux ?
2) Expliquer le passage « rentre dans l’ombre de sa vivante nuit »
Rhétorique
1) Dans l’extrait des vers 19 à 25, repérez :
- Une hyperbole
- Une métaphore
- Une périphrase
Quel effet produit chacune de ces figures de styles ?
2) A partir d’indices textuels précis, dites quel est le type de ce texte.
ÉPREUVE DE LANGUE II
A seize ans, la jeune Cécile Volange est victime du monde. Elle payera le prix e l’affront que se livrent la marquise de Meurtueil et le vicomte de Valmont. C’est ce dernier qui, encouragé par la marquise, introduira la jeune prude dans le monde en jouant hypocritement l’entremise entre elle et son amant, le chevalier Danceny.
LETTRE LXXXII
Cécile Volange au Chevalier Danceny
Mon Dieu, que votre lettre m’a fait de peine ! J’avais bien besoin d’avoir tant d’impatience de la recevoir ! J’espérais y trouver de la consolation, et voilà que je suis plus affligée qu’avant de l’avoir reçue. J’ai bien pleuré en la lisant ; ce n’est pas cela que je vous reproche ; j’ai déjà bien pleuré des fois à cause de vous, sans que ça me fasse de la peine. Mais cette fois-ci, ce n’est pas la même chose.
Qu’est-ce donc que vous voulez dire ? Que votre amour devient un tourment pour vous, que vous ne pouvez plus vivre ainsi, ni soutenir plus longtemps votre situation ? il me semble que je ne suis pas plus heureuse que vous, bien au contraire ; et pourtant je ne vous aime que davantage. Si monsieur de Valmont ne vous a écrit, ce n’est pas ma faute ; je n’ai pas pu l’en prier, parce que je n’ai pas été seule avec lui, et que nous sommes convenus que nous ne nous parlerions jamais devant le monde : et ça, c’est encore pour vous ; afin qu’il puisse faire le plutôt ce que vous désirez. Je ne dis pas que je ne le désire pas aussi, et vous devez en être sûr : mais comment voulez-vous que je fasse ? si vous croyez que c’est facile, trouvez donc un moyen, je ne demande pas mieux
Pierre Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses.
Communication
1) Identifiez le destinateur et le destinateur dans ce texte en relevant les indices qui justifient leur présence.
2) Quel est le référent du texte ?
3) Précisez le canal utilisé dans le texte
Morphosyntaxe
1) Précisez les registres de langue présents dans le texte et relevant des exemples.
2) Classez les mots du premier paragraphe selon leurs catégories grammaticales.
3) Transformez la troisième phrase du deuxième paragraphe en une phrase déclarative.
Sémantique
1) Donnez le sens des mots : davantage, le monde, affligée, soutenir.
2) Quelle information est contenue dans le passage « je ne dis pas que je ne désire pas aussi, et vous pouvez en être sûr » ?
3) Trouvez dans le texte des mots expressions qui ont le sens de « faire de la peine ».
Rhétorique
1) Quelle est la nature de ce texte ? Justifiez votre réponse.
2) En vous appuyant sur le texte, désignez les personnes qui communiquent régulièrement par les mêmes moyens dans le texte.
ÉPREUVE DE LANGUE III
Écoutez-moi. Je sais le sentiment qui vous anime en ce moment c’est de l’orgueil. Il n’a pas sa place ici. Encore une fois, les vieux ne sont pas vos rivaux, mais vos ainés, vos pères. Avez-vous essayé de réfléchir à cela. Ce sont des hommes qui vous ont donné le jour et qui dans l’ordre normal des choses devraient vous guider. Ils ont vécu dans un système donné, ce système a ses lois, ils les ont respectées, eux ces lois ; ils ne s’en sont pas trouvés mal, au contraire, en vous imposant une route déterminée, ils pensent à vous qu’à eux.
Les vieux sont plutôt malheureux. Imaginez un homme qui, encore très riche hier, se trouve aujourd’hui sans rien. On lui annonce que ses richesses n’ont plus de valeur, ses greniers sont pleins de mil, on lui dit que le mil ne vaut plus rien ; il possède du bétail, on lui annonce que le bétail n’a plus de valeur. Et là, sans préparation aucune, avec la brutalité d’une parole, on adorait leur Dieu. Aujourd’hui, on crie sur les toits que rien de ce qui leur était cher ne mérite notre attention. Les vieux sont en désarroi et vous, vous les décevez, car ce qu’ils attendaient de vous, c’étaient des gestes de consolation, une inition prudente et sage au système qui s’impose à eux. Ils connaissent en ce moment le désarroi. Est-ce, je vous le demande, humain que de les acculer ? Est-ce humain de les pourchasser jusque dans leurs minces rêves ? Toute l’Afrique se trouve aujourd’hui sens dessous-dessous ; nous n’avons plus rien ni amour, ni Dieu ? Croyez-moi, votre devoir n’est pas dans cette petite lutte. Il est ailleurs.
SEYDOU BADIAN, Sous l’orage.
Communication
1) A partir des indices textuels, dites quels sont le destinateur et le destinataire de ce passage. Déduisez-en le genre de relation qu’ils entretiennent.
2) Résumez en une phrase le message de ce texte.
3) Déterminez la fonction de langage dominante dans le texte en justifiant votre réponse.
Morphosyntaxe
1) Donnez le mode et le temps verbal qui dominent dans ce texte. Quels sont leurs valeurs d’emploi ?
2) Interprétez clairement la valeur du point d’interrogation dans le deuxième paragraphe.
Sémantique
1) Reconstituez les champs lexicaux de l’espoir et de la désolation. Comment justifiez-vous leur relation dans le texte ?
2) L’expression « brutalité » est-elle employée au sens dénoté ou connoté ? expliquez-la.
Stylistique
1) A quel(s) registre(s) de langue appartient ce texte ? justifiez votre réponse en relevant un exemple dans le texte ;
2) « toute l’Afrique se trouve … dessous ». de quelle(s) figure(s) de style s’agit-il ?
ÉPREUVE DE LANGUE IV
Il est impossible, dans notre malheureux globe, que les hommes vivant en société ne soient pas divisés en deux classes, l’une des riches qui commandent, et l’autre des pauvres qui servent ; et ces deux se subdivisent en mille, et ces mille ont encore des nuances différentes.
Tous les pauvres ne sont pas absolument malheureux. La plupart sont nés dans cet état, et le travail continuel les empêche de trop sentir leur situation ; mais, quand ils la sentent, alors on voit des guerres, comme celle du parti populaire du sénat à Rome ; celle des paysans en Allemagne, en Angleterre, en France. Toutes ces guerres finissent tôt ou tard par l’asservissement du peuple, parce que les riches ont l’argent, et que l’argent est maître de tout dans un État : je dis un dans un État, car il n’en est pas de même de nation à nation. La nation qui se servira le mieux du fer subjuguera toujours celle qui aura plus d’or et moins de courage.
Tout homme naît avec un penchant assez violent pour la domination, la richesse et les plaisirs, et avec beaucoup de goût pour la paresse : par conséquent tout homme voudrait avoir l’argent et les femmes ou les filles des autres, être le maître, les assujettir à tous ses caprices, et ne rien faire, ou du moins ne faire que des choses très agréables. Vous voyez bien qu’avec ces belles dispositions il est aussi impossible que les hommes soient égaux, qu’il est impossible que deux prédicateurs ou deux professeurs de théologie ne soient pas jaloux l’un l’autre.
VOLTAIRE, Dictionnaire philosophique, article Égalité, 1965.
Communication
1- Repérez l’émetteur et le récepteur du texte en relevant tous les indices qui témoignent de leur présence dans le texte.
2- Quel est le référent du texte ? justifiez votre réponse.
3- Quelle est la thèse défendue par l’auteur ? La défend-il explicitement ou implicitement ? justifiez.
Morphosyntaxe
1- Relevez les connecteurs logiques de ce texte. Précisez leur nature et leur valeur d’emploi dans un tableau.
2- Étudiez la valeur des deux points dans le texte et proposez des connecteurs logiques pour les remplacer respectivement.
Sémantique
1- Expliquez les mots suivants : « état », « État », « assujettir », « l’asservissement ».
2- Relevez les antonymes dans le texte et montrez le rôle qu’ils jouent dans la démonstration de l’auteur.
Rhétorique
1- Quelle est la nature de ce texte ? donnez les éléments qui justifient votre réponse.
2- Après les avoir relevés et classés, vous direz quelle est l’importance des adjectifs qualificatifs et des adverbes dans ce texte ?
ÉPREUVE DE LANGUE V
Reçu dans le monde et épris d’une des filles du père Goriot, le jeune Eugène Rastignac rêve de devenir riche et puissant, sans effort. Devinant la faiblesse du jeune homme, sa pauvreté, ses ambitions, Vautrin, personnage sinistre et dangereux ancien forçat évadé, entreprend alors de le récupérer, en le détournant complètement des voies de la vertu et de l’effort, afin d’assouvir ses propres desseins.
« Le baron de Rastignac veut-il être avocat ? Oh ! Joli. Il faut pâtir pendant dix ans, dépenser mille francs par mois, avoir une bibliothèque, un cabinet, aller dans le monde, baiser la robe d’un avoué pour avoir des causes, balayer le palais avec sa langue. Si ce métier vous menait à bien, je ne dirais pas non, mais trouvez-moi dans Paris cinq avocats qui, à cinquante ans, gagnent plus de cinquante mille francs par an ? Bah ! Plutôt que de s’amoindrir ainsi l’âme, j’aimerais mieux me faire corsaire. D’ailleurs, où prendre des écus ? Tout ça n’est pas gai. Nous avons une ressource dans la dot d’une femme. Voulez-vous vous marier ? Ce sera vous mettre une pierre au cou ; puis si vous vous mariez pour l’argent, que deviennent nos sentiments d’honneur, notre noblesse ! Autant commencer aujourd’hui une révolte contre les conventions humaines. Ce ne serait rien que se coucher comme un serpent devant une femme, lécher les pieds de la mère, faire des bassesses à dégouter une truie, pouah ! Si vous trouviez au moins le bonheur. Mais vous serez malheureux comme les pierres d’égout avec une femme que vous aurez épousée ainsi. Vaut encore mieux guerroyer avec les hommes que de lutter avec sa femme. Voilà le carrefour de la vie, jeun homme, choisissez. Vous avez déjà choisi : vous êtes allé chez notre cousin de Beau séant, et vous avez flairé le luxe. Vous êtes allé chez Mme de Restaud, la fille du père Goriot, et vous y avez flairé la Parisienne. Ce jour-là, vous êtes revenu avec un mot écrit sur votre front, et que j’ai bien su lire : parvenir ! Parvenir à tout prix. Bravo ! Ai-je dit, voilà un gaillard qui me va. »
HONORÉ BALZAC, Le Père Goriot
Communication
1) Relevez les marques du destinataire dans le texte. Qui se cache derrière ces marques ?
2) En vous appuyant sur un indice du texte, donnez la nature de la relation qui unit l’émetteur et le récepteur ?
Morphosyntaxe
1) Quelle valeur l’interrogation revêt-elle dans ce texte ?
2) Relevez les interjections dans le texte. pourquoi le locuteur s’en sert-il ?
Sémantique
1) Quelle connotation particulière vous suggère le verbe « parvenir » dans le texte ? expliquez.
2) En prenant appui sur le champ lexical du travail, déterminer l’activité du récepteur.
3) Recensez systématiquement les mots et expressions qui renvoient à l’argent et au déshonneur. Quelle conception du monde ces champs lexicaux traduisent-il chez l’émetteur ?
Stylistique et rhétorique des textes
1) Quelle est l’intention de l’émetteur dans ce texte ? à quel type de texte se rattache cet extrait ?
2) Relevez les images (comparaisons et métaphores) qui expliquent la conception du mariage exposée dans le texte.