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samedi 06 juin 2026

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claude Aanon











Commentaires

ESQUISSE DE LA NARRATIVITE DANS PHEDRE

Sommaire

Introduction..........................................................................................1
I-Résumé de Phèdre..............................................................................2
I.1- Acte I : La passion de Phèdre et la Pseudo-mort de Thésée ................2
I.2- Acte II : La succession de Thésée et l'aveu de Phèdre ........................2
I.3- Acte III : Retour Thésée et supercheries d'Œnone .............................2
I.4- Acte IV : Des accusations contre Hippolyte à l'amour d'Aricie ............. 2
I.5- Acte V : La mort au pluriel et l'adoption d'Aricie ................................. 3

II-Narrativité dans Phèdre ......................................................................4
II.1- Acte I : De l'amour de Phèdre .........................................................4
II.2- Acte II : De la quête du pouvoir ..................................................... 5
II.3- Acte III : Du désaveu de Phèdre .................................................... 5
II.4- Acte IV : des amours à la haine .......................................................5
II.5- Acte V : De la sanction pour les fautifs ........................................ .....5

Conclusion ............................................................................................ 7

BIBLIOGRAPHIE ......................................................................... .......... 7







Introduction

La sémiotique de Greimas entrevoit la narrativité1comme étant la manifestation d'un système de circulation des « objets de valeur » entre les sujets d' « action » et/ou d' « état » sur la base du « faire transformateur ». Cette circulation que Greimas représente par les « jonctions » peut s'actualiser dans un texte donné (récit romanesque ou pièce théâtrale) par une suite de transformations à deux niveaux : ou bien l'objet de valeur est conjoint au sujet et l'on parle de « réalisation » de la transformation, ou bien il en est disjoint et l'on parle de la « virtualisation ». Toutefois, puisque toute transformation est en substance l'expression d'une performance à laquelle elle s'identifie, la transformation réclame une compétence2 ; ce faisant, le sujet compétent doit être en possession d'un programme à réaliser appelé « programme narratif » à actualiser ; il doit en effet posséder les modalités du vouloir/devoir faire et du pouvoir/savoir faire. Quant au sujet performant, il doit viser un objet investi de valeur de valeur descriptive impliquant des valeurs à la fois pragmatiques et cognitives. C'est à ce niveau que la narrativité dans Phèdre nous apparait importante, car les jonctions entre les « sujets performants » se situent aussi bien au niveau « cognitif » (psychologique) que « pragmatique » (physique ou matériel ici). Notre étude sera centrée sur les personnages Phèdre, Thésée, Hippolyte et Aricie ; il s'articulera autour de deux points en suivant la succession des « Actes » : le résumé de Phèdre et l'étude de la narrativité conséquente.




I-RÉSUMÉ DE PHÈDRE

Le présent résumé tient compte de l'organisation classique de la pièce. À la fin nous proposerons un plan de l'action qui le rend plus accessible.

I.1- Acte I : La passion de Phèdre et la Pseudo-mort de Thésée

A Trézène, en Grèce, à une époque fort lointaine, Phèdre, seconde épouse du roi Thésée, est tombée amoureuse de son beau-fils Hippolyte. Cette passion lui semble si monstrueuse qu'elle se résout à mourir plutôt que d'avouer son amour. Ne pouvant toutefois supporter le chagrin de sa nourrice Œnone, qui la voit dépérir, elle lui confie l'origine du mal qui la consume. Bientôt circule la rumeur de la mort de Thésée, absent depuis de longs mois.

I.2- Acte II : La succession de Thésée et l'aveu de Phèdre

La succession au trône de Thésée ouvre une crise politique. Phèdre consulte Hippolyte ; mais, troublée par la présence du jeune homme, elle finit par lui avouer qu'elle l'aime. Hippolyte s'enfuit, horrifié.

I.3- Acte III : Retour Thésée et supercheries d'Œnone

On apprend que Thésée n'est pas mort. Phèdre mesure l'horreur de la situation et redoute qu'Hippolyte parle le premier. Œnone lui suggère de prendre les devants et d'accuser Hippolyte de tentative de viol. Phèdre s'indigne, puis, accablée, laisse Œ
none agir à sa guise.

I.4- Acte IV : Des accusations contre Hippolyte à l'amour d'Aricie

Œnone dénonce Hippolyte à Thésée dès son retour qui se laisse transporter par le désespoir et la fureur. Pour prouver son innocence, Hippolyte révèle à son père qu'il aime Aricie. Thésée ne le croit pas. Honteuse et repentante, Phèdre accourt pour lui révéler la vérité. Mais elle apprend par la bouche d'Œnone qu'Hippolyte aime Aricie. Jalouse, elle décide de ne rien dire. Malgré l'intervention d'Aricie, Thésée demande à Neptune de punir son fils.


I.5- Acte V : La mort au pluriel et l'adoption d'Aricie

Œnone se suicide. Neptune exhausse le vœu de Thésée et un dragon tue Hippolyte. Phèdre confesse son crime à Thésée et s'empoisonne. Thésée adopte Aricie comme Fille.

On peut ainsi dire que l'acte I tient lieu d'exposition, l'acte II constitue le nœud de la pièce, les actes III et IV couvrent les péripéties et l'intrigue se dénoue à l'acte V.




II-NARRATIVITÉ DANS PHÈDRE

Les transformations du « faire » dans Phèdre se jouent à deux niveaux : celui psychologique qui engage les désirs, aspirations et passions vécus intérieurement comme pouvant se réaliser et celui physique qui se perçoit par le rapprochement physique des « sujet d'action ». sur un autre plan, la circulation des « objets de Valeurs » prend appui sur la corrélation de ceux-ci aux sujets d'action ; occasionnant ainsi une sorte de circularité qui fait que chaque sujet se transforme occasionnellement en objet de valeur d'un autre sujet pour assumer la totalisation du « programme narratif ». Nous allons étudiez séparément la narrativité dans chaque acte afin de proposer en conclusion un schéma globale de la narrativité de Phèdre. Pour cela, nous considèrerons que :
S1= Phèdre O1= Phèdre
S2= Thésée O2= Thésée
S3= Hippolyte O3= Hippolyte
S4= Aricie O4= Aricie
O5= L'amour
O6= La présence
O7= Le pouvoir
O8= La liberté
Avec S comme Sujet d'action et O comme Objet de Valeur

II.1- Acte I : De l'amour de Phèdre

Dans cet acte la circulation des objets de valeur se fait ainsi :

Ft [ S1→ ( S1u O5)] Ft [ S2→ ( S1n O5)]
Ft [ S1→ ( S1u O6)] Ft [ S2→ ( S1n O5)]

Ft [ S1→ ( S1u O2)] Ft [ S1→ ( S1n O3)]

Ce schéma s'explique par le fait que nous sommes au “nœud” de la pièce. Toutes les hypothèses sont encore inscrites dans la virtualité. Réciproquement Thésée et Phèdre sont disjoints. En même temps la perte (physique) de son objet de valeur (Thésée) pousse Phèdre à la quête (psychologique et physique) d'un autre objet de valeur (Hippolyte).

II.2- Acte II : De la quête du pouvoir

L'acte II connait une circulation des objets de valeur bien plus simple que celle de l'acte premier dans la mesure ou un seul objet de valeur est en jeu. En effet

Ft [ S2→ ( S2u O7)]
Ft [ S2→ ( S1n O7)]
Ft [ S2→ ( S3n O7)]
Ft [ S2→ ( S4n O7)]

La pseudo-mort de Thésée crée un problème politique sur sa succession. Puisqu'il est désormais disjoint de son pouvoir, on croit (la conjonction est d'ordre volitive ici) simultanément que c'est Hippolyte, ou Phèdre ou Aricie qui prendra le trône.

II.3- Acte III : Du désaveu de Phèdre

Parce l'acte III est centré sur le retour de Thésée l'équilibre semble se rétablir dans la conjonction des objets de valeur posés à l'exposition de la pièce. Ainsi

Ft [ S1→ ( S1u O2)]
Ft [ S2→ ( S2n O1)]

Montre que le retour de Thésée le conjoint physiquement à son épouse alors psychologiquement Phèdre lui est déjà disjointe puisqu'elle aime passionnément Hippolyte.

II.4- Acte IV : des amours à la haine

L'acte IV est centré sur les personnages de Phèdre et d'Hippolyte, attendu que sur le plan sémiotique l'un est à l'autre ce que l'autre lui est. Ici ont lieu toutes les complications des péripéties. Les objets de valeur se multiplient et l'on peut envisager leur circulation comme suit :
Ft [ S1→ ( S2u O3)] Ft [ S3→ ( S3n O4)]
Ft [ S1→ ( S1u O3)] Ft [ S3→ ( S4n O8)]
Ft [ S3→ ( S3u O1)]

Le faux équilibre perçu dans l'acte III semble prendre forme parce que Phèdre a renoncé à sa passion. En se disjoignant de son objet de valeur, elle permet à Hippolyte de se conjoindre à nouvel objet de valeur, Aricie à qui il rend la liberté (son objet de Valeur).

II.5- Acte V : De la sanction pour les fautifs

Au stade du dénouement, on peut s'interroger sur la réalisation ou la virtualisation des transformations narratives de Phèdre. Phèdre est-elle parvenue à conquérir son objet de valeur ? Pour y répondre on esquissera les schémas ci-après :

Ft [ S1→ ( S1u O3)] Ft [ S1→ ( S3n O4)]
Ft [ S1→ ( S1u O2)] Ft [ S1→ ( S2n O3)]
Ft [ S1→ ( S3u O4)] Ft [ S1 → ( S2n O4)]
Ft [ S1→ ( S2u O3)]

Ces transformations montrent bien que Phèdre est au centre de la circulation des objets de valeur. C'est elle qui occasionne les disjonctions et les conjonctions finales. En privant Physiquement Thésée d'un fils et d'une épouse, elle se disjoint elle-même de son époux et d'un amant illégitime. Ce faisant elle jette Hippolyte dans les bras d'Aricie, du moins psychologiquement, et cette dernière dans ceux de Thésée qui la considère désormais (physiquement et psychologiquement) comme sa fille adoptive. Enfin on bénéficie à remarquer la « réalisation » psychologique due à la conjonction de Thésée et l'un de ses objets de valeur (Hippolyte) dont l'innocence à été établie.




Conclusion

L'étude de la narrativité dans Phèdre que nous venons d'esquisser en nous fondant sur l'action telle que représentée dans chaque acte montre que le système sémiotique de la pièce est complexe. Cela pour deux raisons : d'une part, les sujets performants fonctionnent en même temps comme des objets de valeur, confirmant ipso facto ce que Greimas appelle « positions corrélatives » ; d'autre part, la domination des « faire transformateur » disjonctifs instaure dans le texte une « virtualisation » initiale qui, quoiqu'atteignant rarement les « réalisations » escomptées au niveau cognitif des sujets performants, se maintient jusqu'à la dernière scène. Phèdre n'est pas parvenue à acquérir son objet de valeur (Hippolyte) ; elle empêche même la conjonction entre Hippolyte et son objet de valeur sur le plan physique. Contre son action pourtant elle conjoint Thésée à son autre objet de Valeur (Aricie la captive) qui devient la fille adoptive du malheureux père et époux. Ces deux transformations s'écrivent ainsi :

Ft [ S1→ ( S1u O3)] Ft [ S1→ ( S2n O4)]
Et Phèdre s'achève alors sur une note dysphorique.



BIBLIOGRAPHIE


Racine, J., Phèdre (1677), Paris, Classiques Hachette, 1991(pour l'édition exploitée).
Mathé, R., et Couprie, A., Phèdre. Résumé, personnage, thèmes, Paris, Hatier, coll. « profil d'une œuvre », n°39, 1996.
Greimas, Du sens, Paris, Seuil, 1960.
Sémantique structurale, Paris, PUF, 1987.
« Un problème de sémiotique narrative : les objets de valeur » in langages, 8èmeannée, n° 31, 1973, p.13-35.


NOTES


1 On lit chez Greimas que « la narrativité considérée comme l'irruption discontinue dans la permanence discursive d'une vie, d'une histoire, d'un individu, d'une culture, la désarticule en états discrets entre lesquels elle situe les transformations. Ceci permet de la décrire dans un premier temps sous la forme d'énoncé de « faire » affectant des énoncés d' « état », ces derniers étant des garants de l'existence sémiotique des sujets en jonction avec les objets investis de valeurs. »

2 Pour Greimas, « si la performance correspond à la définition de l'acte comme d'un faire-être, la compétence elle peut être formulée dans le même registre intuitif comme condition nécessaire de l'acte, comme ce qui le fait être ... »



 


CRISTALLISATION ET POTENTIEL DE L'EFFET DE VIE DANS « LA CÈNE » DE JACQUES PRÉVERT.
Innocent Claude MBARGA

INTRODUCTION




CRISTALLISATION ET POTENTIEL DE L'EFFET DE VIE DANS « LA CÈNE » DE JACQUES PRÉVERT.
En montrant dans l'« effet d e vie » ou le singulier de l'art littéraireiqu e la plurivalence et l'ouverture sont les traits caractéristiques de l' « effet de vie » qu'il définit comme « vie artificielle »iide l'œuvre, Marc Mathieu Münch démontre autrement que parmi les quatre « invariants » de sa méthode, l' « effet de vie » subsume les trois autres invariants. Comment ? pour notre part, si la plurivalence désigne « l'ensemble des procédés littéraires capables de disperser la chose dite dans toutes les facultés de l'esprit »iii, elle peut bien intégrer en son sein le concret des mots et le jeu des mots en tant que manifestations formelles (perceptibles), quasi formelles et linguistiques de l' « effet de vie ». Quant à l'ouverture de l'œuvre, ne se confond-elle pas à l' « effet de vie » lui-même à partir de la cohérence de l'œuvre et dans la mesure où elle « à le pouvoir d'entraîner la collaboration particulière d'un esprit individuel » ?Ces reformulations théoriques faites, il convient de nous demander en quoi consisterait une analyse fondée sur la cristallisation et le potentiel de l' « effet de vie » dans La Cène de Prévert. Autrement dit : de quel potentiel un quintil – La Cène est un poème de cinq vers – peut-il répondre pour rendre visible un « effet de vie » total et satisfaisant chez le « lecteur-auditeur » d'aujourd'hui ? En réorganisant les traits caractéristiques de l' « effet de vie » en tant qu'invariant et les trois autres invariants de la méthode münchienne autour d'une lecture-réception intertextuelle, nous allons analyser le texte sur deux axes (1° : Du jeu des mots au concret des mots ; 2° : Plurivalence, cohérence et ouverture) afin de montrer comment l' « effet de vie » qu'inaugure le titre du poème se cristallise dans tout le texte à travers un univers biblique et chrétien équivoque.

I.DU JEU DES MOTS AU CONCRET DES MOTS

Dans la théorie de Münch, « le mot descend de l'abstraction et sort de la platitude des images du dictionnaire pour entrer dans l'univers concret des êtres et des choses.»ivC'est dire au sens de Barthesvque le mot est au fondement des possibilités significatives de référenciation parce qu' « il dit [la] vie »vi, sa vie que le lecteur doit interpréter dans l'univers des possibles psychologiques et psychiques, lesquels il se partage avec l'écrivain ou le poète. Examinons d'abord le jeu des mots dans La Cène avant de parvenir à l'évaluation du concret des mots.



LES SOLLICITUDES (poèmes)
LES SOLLICITUDES (poèmes)SOLLICITUDES
POÈMES

(Extraits )

LES SORTS IRRÉVERSIBLES

Conscience des fugaces déchéances bonasses
Âme des flammes douces ou des drames sans gammes,
Bien logée dans l'autel intime de ces dames
Tu meurs chaque fois au prix de maintes bassesses...

LA CAMPAGNARDE

Dans l'équatorial, sous les bois et montagnes
Fleurissent dynasties : peuples des souvenirs
Dont la nature est cœur (nous en serons martyres !).
Quand on s'estime assez l'on peint bien sa campagne...

Quand l'aurore se lève femme est déjà debout ;
Auprès de son grenier elle allume le feu,
Écoute le gros coq lancer un chant de gueux.
Plantée droite en sa case elle rêve sa houe...
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POETICITE ET SYMBOLIQUE DES ''PARIS STUPIDES'' DE PREVERT

Innocent Claude Mbarga ONana
(Claude Aanon)


POÉTICITÉ ET SYMBOLIQUE DE « LES PARIS STUPIDES » DE PRÉVERT AU PRISME DE LA SÉMIOTIQUE RIFFATERRIENNE ET L'EFFET DE VIE MÛNCHÉEN


SOMMAIRE

INTRODUCTION
I.LA SYNTAXE INTERTEXTUELLE
I.1- La relation titre-texte : contrat de lecture et intertextualité
I.2- La détermination indéfinie du patronyme et la pluralisation nominale
II. ALLUSION LITTÉRAIRE ET RÉFÉRENCE PATRONYMIQUE
II.1- « Un certain » Blaise Pascal
II.2- L'œuvre fondamentale de Blaise Pascal
III. EFFETS DE STYLE/EFFETS DE VIE
III.1- Effet de vie, effet de style, et « pensées » pascaliennes
III.2- Portée symbolique et révolution idéologique
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION

Énoncé comme jamais ne furent énoncés les textes poétiques classiques, comme rarement furent réalisés les poèmes exceptionnels de l'époque surréaliste, « Les Paris stupides » de Jacques Prévert peuvent-ils répondre d'une poéticité en tant qu'il ressortit à un recueil de poèmei ? A priori la réponse est négative. Mais si nous anticipons à contre courant une réponse affirmative, une question essentielle émerge : en quoi consisterait la poéticité de ce texte de Prévert ?
Théoriquement, la question de la démarche méthodologique se pose aussi puisque le caractère particulier et atypique du poème exige un traitement analytique exceptionnel. Nous nous proposons donc d'appliquer la perspective sémiotique de M. Riffaterreiiqui propose que la poéticité d'un texte soit prouvée par la quête de la signifianceiiiaux trois niveaux syntaxique, sémantique et pragmatique. Or, compte tenu du dimensionnement des « paris stupides » dont le contenu textuel n'est que suggestif, l'axe pragmatique devient presque inopérant, la lecture syntaxique limitée, la portée sémantique potentiellement cryptée.
Dans ces conditions, pour atteindre à la poéticité du texte, nous associerons à la démarche riffaterrienne la théorie de « l'effet de vie » de M.M. Münchiven exploitant les axes de la « plurivalence », de « l'ouverture » du texte, du « concret des mots » et de la « cohérence ». De telles dispositions méthodologiques prises, afin de démontrer le caractère poétique des « paris stupides » et d'en démêler la symbolique, nous construirons notre propos en trois parties (aux contenus rigoureusement binaires) : la syntaxe intertextuelle, allusion littéraire et référence patronymique, effets de style/effet de vie.

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ESQUISSE DE LA NARRATIVITE DANS PHEDRE

Sommaire

Introduction

I-Résumé de Phèdre
I.1- Acte I : La passion de Phèdre et la Pseudo-mort de Thésée
I.2- Acte II : La succession de Thésée et l'aveu de Phèdre
I.3- Acte III : Retour Thésée et supercheries d'Œnone
I.4- Acte IV : Des accusations contre Hippolyte à l'amour d'Aricie
I.5- Acte V : La mort au pluriel et l'adoption d'Aricie
II-Narrativité dans Phèdre
II.1- Acte I : De l'amour de Phèdre
II.2- Acte II : De la quête du pouvoir
II.3- Acte III : Du désaveu de Phèdre
II.4- Acte IV : des amours à la haine
II.5- Acte V : De la sanction pour les fautifs

Conclusion

BIBLIOGRAPHIE

Introduction

La sémiotique de Greimas entrevoit la narrativité1comme étant la manifestation d'un système de circulation des « objets de valeur » entre les sujets d' « action » et/ou d' « état » sur la base du « faire transformateur ». Cette circulation que Greimas représente par les « jonctions » peut s'actualiser dans un texte donné (récit romanesque ou pièce théâtrale) par une suite de transformations à deux niveaux : ou bien l'objet de valeur est conjoint au sujet et l'on parle de « réalisation » de la transformation, ou bien il en est disjoint et l'on parle de la « virtualisation ». Toutefois, puisque toute transformation est en substance l'expression d'une performance à laquelle elle s'identifie, la transformation réclame une compétence2 ; ce faisant, le sujet compétent doit être en possession d'un programme à réaliser appelé « programme narratif » à actualiser ; il doit en effet posséder les modalités du vouloir/devoir faire et du pouvoir/savoir faire. Quant au sujet performant, il doit viser un objet investi de valeur de valeur descriptive impliquant des valeurs à la fois pragmatiques et cognitives. C'est à ce niveau que la narrativité dans Phèdre nous apparait importante, car les jonctions entre les « sujets performants » se situent aussi bien au niveau « cognitif » (psychologique) que « pragmatique » (physique ou matériel ici). Notre étude sera centrée sur les personnages Phèdre, Thésée, Hippolyte et Aricie ; il s'articulera autour de deux points en suivant la succession des « Actes » : le résumé de Phèdre et l'étude de la narrativité conséquente.

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Editeur Texte / HTML

COMMENTAIRE MYTHOCRITIQUE DE LA BELLE SAISON DE JACQUES PREVERT


SOMMAIRE

INTRODUCTION

LE CONTEXTE DE PRODUCTION

LA DOMINANTE SÉMANTIQUE
LES ARTICULATIONS

LA FORME

LA SYMBOLIQUE

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE





                                                                       INTRODUCTION

La belle saison est de ces textes dont on dit qu'ils font la satire de l'institution religieuse et politique dans Paroles de Jacques Prévert, les autres s'en prenant aux institutions scolaire, familiale, sociale, artistique, scientifique. Cette satire s'appuie sur un bref tableau d'une jeune fille mourant littéralement de faim le jour de la montée de Marie au ciel et sur la place symbole de la solidarité française. Le commentaire mythocritique de ce texte, en mettant en éveil tout le dispositif cognitif mythologique, se fera sur la base des cinq articulations dégagées elles-mêmes de l'analyse mythocritique préalablement faite, pour les besoins de lisibilité. Ces cinq articulations, qui se fondent chacune sur les niveaux artistique, mythique et archétypal, sont respectivement le contexte de production de l'œuvre en général et celui du poème en particulier, la dominante sémantique, la structuration de la forme et en fin la symbolique du texte. D'où le plan du développement de notre commentaire.

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ETUDE SIMPLIFIEE DE L'ONOMASTIQUE DES COMMERCES GENERAUX DANS LA VILLE DE YAOUNDE
SOMMAIRE





INTRODUCTION

I- DEFINITION DES CONCEPTS
I.1- L'onomastique en question
I.2- Qu'est ce qu'un commerce général ?

II- TYPOLOGIE DES NOMS DES COMMERCES GENERAUX
II.1- Les syntagmes nominaux
II.2- Les noms .
II.3- Les abréviations et les sigles

III- IMPACT DES DESIGNATIONS DES COMMERCES GENERAUX DANS L'IMAGERIE POPULAIRE ET LA PSYCHE
III.1- Du désir d'affirmation de soi
III.2- De la cristallisation des diversités sociales
III.3- De la promotion socioculturelle .

IV- LES FONCTIONS ONOMASIOLOGIQUES DES NOMS DES COMMERCES
IV.1- La fonction identitaire
IV.2- La fonction publicitaire
IV.3- La fonction informationnelle
IV.4- La fonction esthétique


CONCLUSION .



INTRODUCTION


L'étude onomastique des commerces généraux de la ville de Yaoundé est une entreprise qui nous invite à préciser d'une part la portée onomastique des enseignes commerciaux en nous appuyant sur les considérations théoriques de l'onomastique. D'autre part, la « grammaire » des enseignes commerciaux, qui connaît une complexité due au contexte urbain camerounais polyculturel et partant multilingue, s'ouvre sur une diversification des types d'énoncé et oblige une enquête de terrain.
Du 16 novembre au 16 décembre, nous avons parcouru les grandes avenues de Yaoundé pour repérer et inventorier, dans un premier moment, les enseignes portant la mention « commerce général » ; dans un second moment, nous avons entrepris d'interroger les promoteurs de ces grandes surfaces dans le souci de découvrir l'intention contenue chaque fois sur chacun des frontons les plus en vue. L'objectif ici était d'établir un corrélat entre l'intention de communication et le message a priori que l'on pouvait déduire des signes verbaux codés. A ce sujet, nombre de nos interlocuteurs ont fait montre d'une franche collaboration en nous donnant les informations nécessaires, surtout quand il s'agissait des abréviations, sigles, langues étrangères et langues nationales. Par contre un nombre important de promoteurs des commerces généraux ont préféré garder le silence, nous empêchant du coup de faire les analyses complètes des éléments de notre répertoire.
C'est dire que ce sont les éléments recueillis au cours de notre enquête qui ont rendu possible la présente rédaction. Pour procéder à l'analyse et à l'interprétation de ceux-ci, nous avons jugé utile de revenir sur la définition des deux concepts que sont l' « onomastique » et le « commerce général » ; par la suite, il sera question d'organiser les noms des commerces généraux inventoriés en séries affinitaires, de sorte qu'on aboutisse à la mise en relief de leur contenu onomasiologique. Puisqu'il y a une incidence réelle des désignations sur l'imaginaire populaire et dans la psyché individuelle du client, il importera de s'appesantir, à ce dernier niveau, sur les fonctions liées aux enseignes des commerces généraux afin de souligner qu'un pacte illicite sous-tendrait la relation entre les espaces commerciaux et leur clientèle.

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PAROLE ET DICOURS CHEZ LES BETI DU CAMEROUN
LA PAROLE ET LE DISCOURS CHEZ LES
BETI DU CAMEROUN
SOMMAIRE
PAROLE ET DICOURS CHEZ LES BETI DU CAMEROUN
In troduction générale
I. PAROLE ET DISCOURS : APPROCHE LINGUISTIQ UE
ET SOCIOCULTURELLE
I.1- Parole et discours en linguistique générale

I.2- Le couple parole/discours chez les Beti

II.DES FONCTIONS DE LA PAROLE OU DU DISCOURS
II.1- Les fonctions singulières
II.2- Les fonctions dynamiques
III. DU FONCTIONNEMENT DE LA PAROLE OU DU DISCOURS
III.1- De la littérarisation du discours
III.2- De la ritualisation du discours et de la parole
Conclusion générale
Bibliographie
Table des matières

Introduction générale
Comprendre la parole béti c'est l'envisager dans une perspective discursive en la rattachant au pouvoir des mots, à la puissance du verbe génésiaque qui soumet l'univers, le transforme et lui assigne un destin particulièrement nouveau. En d'autres termes, c'est reconnaitre le caractère sacré de la parole béti qui traduit leurs origines nobles et divines.
Une approche diachronique nous permet de situer linguistiquement les Béti par rapport à une ascendance lointaine constituée par l' «Ati »i, langue des hommes initiés à laquelle les femmes n'avaient pas d'accès. Littéralement « Ati » désigne la noblesse, la dignité. Par dérivation préfixicale, « beti » est la pluralisation, conforme au système linguistique fang-beti, de « Ati ».
Du point de vue des familles de mots, Beti partage le radical « ti »ave c « nti », le Seigneur, le créateur, Dieu. Les Beti sont ainsi selon la mythologie transmise par le « Mvet », les fils des Ekang, eux-mêmes descendants de Dieu. En tant que descendants des dieux, les Beti ne peuvent être que dépositaire de la « parole sacrée » dont parle Francis Bebeyii. Parole agissante, parole ritualisée et littérarisée puisque dotée d'un pouvoir et mise en fonctionnement.
Dans notre ce propos, afin de construire un discours recevable sur la parole chez les Beti, nous nous proposons de recirconscrire dans un premier moment les rapports parole/discours en linguistique générale et dans le contexte beti afin d'en dégager, au deuxième et eu troisième moment, les fonctions et le fonctionnement.

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ECHE HOMO (poèmes)

ECHE HOME
POÈMES
(Extraits )

L'AVOCAT
C'est l'âge de l'enfant seul, sans père ni mère..., qui parle sur le dos de son frère sur le dos de son cousin tenant un coupe-coupe pour distraire la banane d'un inconnu qui ignore le destin de mille et un enfants.
Et je dis à la justice de fermer ses portes aux requérants qui ignorent ce qui pour des esprits lucides est un saint maraudage...

LE CŒUR PRÈS DU BALCON

Peignoir lin, air chagrin, teint brun des soleils châtains ; visage fin, je me tins, regard câlin, au balcon. Je contemplai, sans fin mais en vain, l'autre côté de la vallée ; certain de voir au lointain (défaut de chemin !) sans esprit lutin, mais sain (saint !) mon ange au petit matin entre la verdure des sapins...

TON ÈRE DE FAIM

Oui il n'y a pas de choix. Aussi reviendra-t-il sous l'arbre à chenille ramasser sa pitance du jour. J'avoue son crime mais puisqu'à longueur de journée son regard s'est promené et figé sur la cime des arbres sans surprendre la moindre proie, sa fronde s'est assoupie au désespoir de l'absence et dans sa poche des projectiles ont protesté leur chômage.

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DETERRITORIALISATION ET DESINTEGRATION DES ITEMS PROPHETIQUES-BIBLIQUES DANS LA PROPHETIE DE JOAL DE S.-M. ENO BELINGA : LECTURE DU « SIXIEME CHANT »
DETERRITORIALISATION ET DESINTEGRATION DES ITEMS PROPHETIQUES-BIBLIQUES DANS LA PROPHETIE DE JOAL DE S.-M. ENO BELINGA : LECTURE DU « SIXIEME CHANT »ARTICLE
Innocent Claude MBARGA (doctorant ès lettres)
Université de Yaoundé I
DETERRITORIALISATION ET DESINTEGRATION DES ITEMS PROPHETIQUES-BIBLIQUES DANS LA PROPHETIE DE JOAL DE S.-M. ENO BELINGA : LECTURE DU « SIXIEME CHANT »

PRELUDE
« Mais comment, avec les seules ressources du langage, peut-on visualiser l'espace ? » Cette question que pose Christian JACOB1 peut nous permettre d'aborder plus facilement la préoccupation sur la « topicalisation » dans le discours littéraire. De fait, Le discours poétique, comme tout discours littéraire, du point de vue cosmographique affleure assez de difficultés pour s'insérer dans l'espace – et le temps – réel. C'est par là qu'il s'institue a priori comme un processus de virtualisation ou de « fictionalisation ». Inversement pourtant c'est la possibilité d'opérer une « réalisation » du virtuel discursif qui donne à la poésie son droit de cité. De telles considérations associées à la démarche géocritique proposée par Bertrand WESPHAL font que, à la lecture de La Prophétie de Joal, le « Sixième chant » apparaisse potentiellement productif quant à son dispositif intertextuel susceptible de révéler les rapports étroits et suffisamment discrets entre le destin étrange des « enfants de Joal » et celui d'Israël, « le peuple de Dieu ». Donc, avec une géographie réécrite, une histoire et un peuple repensés et un poète géologue-prophète, il n'est pas inutile d'interroger le sens profond de « cette Joal céleste » dont parle Max DIPPOLD en nous rappelant que « C'est le discours qui fonde l'espace... De toute évidence le référent commence à s'imposer à partir du moment où l'espace prend une coloration idéologique ».2

DE LA REFERENCIATION TOPIQUE DE JOAL

Dans La prophétie de Joal, la première difficulté à laquelle butte le lecteur est la topographie exacte de Joal. S'agit-il d'une Joal réelle ou imaginaire ? Ou alors les deux à la fois ? Dans les faits Joal réelle n'est pas une ville mythique ou imaginaire qui, Joal céleste dans la perspective discursive du « sixième chant » d'ENO BELINGA, ne saurait s'identifier à un ailleurs inconnu au-delà ou en-deçà de l'espace géographique et culturel terrestre. C'est ici que prennent effet le jeu et l'enjeu poétique : la reconstitution d'un référent non référencé concrètement sur le plan topique conduit au constat que le paisible espace balnéaire de Joal ne saurait se prévaloir du somptueux titre de « cité céleste ». De là, l'hypothèse du médium est plus évidente, d'autant plus qu'il s'agit d'un texte poétique, texte toujours à la trainée d'un déclic. Mais comment expliquer cette hypothèse du médium ?
Max DIPPOLD affirme qu' « en appliquant contre l'oreille le trophée de Joal, ENO BELINGA entendit le mugissement faible de l'Atlantique »3. Un rite qu'exécutent tous ceux qui ont fréquenté la Plage de Joal au Sénégal. A la différence que le poète lui se trouve dans son domicile à Yaoundé. Révélation ou vision, les deux termes impliquent des réactions similaires. Ils invitent le poète à révéler à la masse non initiée, impliquée ou non dans son « rêve poétique », son contenu prémonitoire. Et justement à ce niveau le poète devient prophète de son peuple. De quel peuple ?
La deuxième difficulté survient : l'on est toujours tenté de dire, à contre courant du poète, que « la prophétie de Joal (n')est pas une ». Cela à partir du moment où l'ambiguïté sémantique de Joal, dans le syntagme nominal du titre comme dans l'univers du poème, demeure productive à plusieurs niveau (on y reviendra à la fin de ce propos).
On comprend que la référenciation spatiale de Joal ne saurait se préciser par la simple désignation. Et même si volontairement mais sans conviction nous admettons que Joal est géographiquement localisable sur une carte du monde, l'identité et le destin des « enfants de Joal » peuvent-ils nous conforter dans une telle position ?

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